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Une lame d'ocre éclate en bris de cendres
Elle clame, scélérate, des cris qui veulent fendre
Les flammes délicates, et elle décrit si tendre
Une valse acrobate qui s'en va pourfendre
Ma chair écarlate pour mieux me la rendre.
Je déploie mes ailes d'un nouvel éveil
Mais je ploie sans elle, mon unique merveille.
Radieuse étincelle, ma relique vermeille
Immole, cruelle, mes lambeaux de sommeil.
Vague sulfureuse submergeant mon essence,
D'une écume ferreuse outrageant mes sens.
Iceberg d'acier exigeant ma clémence
Dérive, outrancier, vengeant ma démence.
Noyé sous une lave humide de vice,
Cascade suave , timide artifice,
Mon âme-épave, avide créatrice
Brûle et se déprave, aride calice.
Fagot de raisons consumée d'ivresse.
Mégot d'horizon assumé de détresse.
Fume les saisons, parfumées diablesses,
Fumante floraison, accoutumée enchanteresse.
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