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Il y a des rats aux alentours
Qui n'ont plus peur, c'est effrayant
Ils traversent l'eau à la piscine
Tous les tuyaux à la maison
Les chats se dressent à la clôture
Une coulée blanche sur le poitrail
À l'odeur forte, ils déménagent
Dans les couvercles et les ruelles
C'est la folie des temps de brumes
Il pleut des vers et des visages
Autour des ponts et des bateaux
Et sur les quais on voit la lune
Toujours plus grosse pour épater
La galerie fine sur les chantiers
À coup de seaux on les arrose
De brises amères et de marteaux
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