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Douce France

le lundi 02 avril 2018, à 11:30. Posté par Michel


    Douce France ,



    L ' aube impudique dévoile une vallée verdoyante

    Vallée serpentée par une rivière qui connut son heure de prospérité .

    Ce théâtre de verdure accueille en cette aube naissante :

    Les lavandières qui investissent les berges à grand renfort de corbeilles de linge

    Les pêcheurs de goujons et de vairons qui observent avec méfiance ces intruses

    Les vachers qui conduisent au pacage les bovidés de race bretonne à la robe blanche et noire

    Les geais qui font office de guetteurs et qui informent leurs congénères de la fin de la trêve nocturne

    Ce décor fait d'arbres frémissants et de collines boisées

    Est prêt pour que débute le ballet d'une vie pastorale animée .

    Le caquètement des gallinacées promptes à offrir leurs œufs chauds ,

    Le meuglement des ruminants en manque de foin odorant ,

    Le hennissement des chevaux en attente de l'arrivée d ' un manant ,

    Le grincement plaintif des brouettes et charrettes en pane de lubrifiant ,

    Témoignent d'une présence aussi variée que pacifique .

    Dans cet espace bucolique et romantique ,

    Ou le vert intense des prairies et forêts symbole de paix

    Contraste avec le rouge pourpre de la terre saignée par de profonds sillons

    Se niche un coin de France enivrant par ses couleurs et ses odeurs

    Envoûtant par sa simplicité et sa beauté qui vous étreignent le cœur .





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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le lundi 02 avril 2018, à 12:29
Une campagne idyllique qui hélas n'existe plus guère que dans les récits du passé; mais vous en faites si bien ressentir l'ambiance que j'en respire jusqu'à l'odeur .'Pas toujours agréable d'ailleurs. (Il n'y a pas que les fleurs et l'odeur du foin coupé : les effluves des engrais naturels portent parfois jusqu'aux routes nationales. Mais qu'importe. J'ai connu ces paysages là et j'en reste nostalgique. Au point de tenter de les préserver dans ce qui est possible encore. Il faut encourager nos paysans. (Pas les industriels de l'élevage aux productions titanesques et sans humanité ni bien-être animal) Eux seuls peuvent encore sauver nos campagnes de la monotonie et de l'uniformisation. Eux seuls sont vraiment capables d'entretenir nos paysages ruraux.
Merci pour ces lignes qui me parlent et bienvenus parmi nous.

henridurtal le lundi 02 avril 2018, à 16:21
Rafraîchissante évocation de cette vallée et de ce havre de verdure. Cela ravive des souvenirs de la ferme de mon enfance!

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