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Je fuis le jour, la nuit, car je vis un vrai drame,
Effacer mes larmes, car je suis en alarme…
Mon chef est désœuvré plus rien n’en veut sortir,
J’ai peur de ne pouvoir, à raison déguerpir.
Tous mes raisonnements évoluent dans ma tête,
Tourbillonnent, planent, se dissipent à tue-tête !
Mémoire est océan d’un néant absolu,
Profondeurs d’absence, abîmes résolu,
A me perdre céans, car au fond de ma vue,
Git un ciel de gaz plein de déconvenues !
J’essaie de déloger un groupement de vers,
La nébulosité se met bien de travers,
Hachures, ratures, résultent de mon calame,
Faisant des ravages, plus que le mélodrame !
Mes invocations aux muses n’y font rien,
Autour de moi néant s’amuse de mon bien,
Puis s’arrête le temps dissous de Mnémosyne,
Pour reprendre son cours en lieu de l’officine…
Avec comme auréole un parfum nébuleux,
Un bouquet de dizains vraiment industrieux !
plumedefou
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