Poèmes d'Henri Durtal

 

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Nos belles aubergines

le mardi 17 avril 2018, à 12:23. Posté par Henri DURTAL


    Nos belles aubergines


    Mais où sont donc passées
    Nos belles aubergines
    Qui hantaient la cité
    Dans les rues, dès mâtines ?

    Non, je ne parle point
    De celles du jardin
    Dont le gros ventre lisse
    Est pour vous un délice;

    Mais bien de demoiselles
    Le long des boulevards
    Zieutant de leurs prunelles
    Les imprudents chauffards:

    Conducteurs étourdis
    Laissant leurs véhicules
    En des lieux interdits
    Sans le moindre scrupule.

    On écopait naguère
    De jolis papillons,
    Mais la pilule amère
    N’était pas sans raison.

    Et pour clore l’affaire
    Un sourire parfois
    Nous engageait à faire
    Plus gaffe une autre fois.

    Plutôt qu’une machine
    Qui m’enregistrerait,
    Je re-veux l’aubergine
    Qui jadis me souriait

    Enlevons ces machines,
    Tous ces horodateurs ,
    Tous ces euros-preneurs,
    Je veux nos aubergines.

    Envoi:

    Je ne veux plus de ces machines,
    Je veux revoir mon aubergine,
    Mon aubergine et ses caprices,
    Mon aubergine à la peau lisse !

    Et j’offrirai à mon amie
    Lors du repos de ce dimanche
    Un bouquet simple mais joli,
    De papillons et de pervenches. (1)


    (1) Aubergine ou pervenche (familier) : contractuelle de la police parisienne portant un uniforme violet ou bleu pervenche.


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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le mardi 17 avril 2018, à 12:56
Bonjour Henri, ah j'ai cru vraiment que tu avais fait un poème sur l'aubergine! Et je me suis dit que tu devais avoir très faim pour faire un poème sur ça *rire* Mais à présent je connais l'autre sens d'aubergine *sourire* j'ai bien aimé ta poésie merci de ce partage.
Amitié
Debbie

La Mouche Nounouche le mardi 17 avril 2018, à 15:42
Mais dis moi toi que voilà pleurant sans cesse, qu'ont-ils fait de ta police ? . . .LOL ! C'est vrai qu'on en croquerait bien de tes aubergines que pourtant on évitait jadis mais la robotisation abusive fait qu'on ne peut que les regretter surtout que certaines étaient bien jolies dans leurs uniformes suscitant fantasmes délurés. . .Amitiés Yves

liameliavq le mardi 17 avril 2018, à 18:08
Nostalgie sereine, quand le pire est à venir, nous tient à cœur.
Ce que je le comprends bien, même si nous ne boudons pas notre bonheur de la nouveauté parfois....
Bravo pour ces si jolis mots.
LN.

liameliavq le mardi 17 avril 2018, à 18:10
PS : ... tournés en si belles rimes et avec une technique qui s'oublie tellement le texte est fluide et compréhensible : on en oublie là la dextérité de l'artiste !

joeydu30210 le mercredi 18 avril 2018, à 06:54
coucou Henri je regrette moi aussi mais pas les aubergines car dans le sud (je ne connais pas le nom) mais maintenant on reçois son PV qu'on ne soupçonnais pas ( SURPRISE) lol bonne journée Yves amitiés Joey !

cecel le mercredi 18 avril 2018, à 23:33
Bonsoir Henri. Quel beau poème. Une ode à l'aubergine, c'est plaisant à lite tant par la qualité de l'écriture qu'en raison de cette superbe poésie qui nous fait danser... "contredanser", pardon !
Bravo Henri et merci.
Amitiés.
Marcel

nemo le jeudi 19 avril 2018, à 11:10
Bonjour Henri,
voilà une pseudo-ballade bien agréable, rendue légère par l'emploi de vers "hexasyllabiques".
Merci pour cette évocation d'un temps révolu.

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