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Lambeau de Poème
Mon corps est une plaie béante
Où se rassasient les corbeaux.
Pourtant si près de toi, il chante
Et j’aime le vol des oiseaux.
J’ai tout noué dans un mouchoir
Je mets mes nuits en bandoulières
Et mutilée de mon espoir
J’offre ma démence de lierre.
Le soleil s’échappe des mains
Sur la pointe de tes étoiles.
Un lambeau de poème vient
Poser mes larmes sur ta toile.
Mais j’ai perdu tes mots, encore,
Dans la peine qu’un doigt essuie
Et orpheline de ton corps
Je répudie toutes les nuits.
Elfée
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