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J’ai lu dans des livres savants
La triste finitude
La morne solitude des premiers combattants
Entendu à l’orchestre
Des plaintes infinies
J’ai comparé les couleurs et les joies
Le bleu de mes regrets et le rouge colère
Do majeur disais-tu
Où sont les hautbois tristes
Et les vertes cimbales
Je revois s’animer les fantasmes perdus
La vie était si courte
Et l’angoisse infinie
Qui nous a fait rêver un ailleurs cotonneux
Refuge des envies et des spectres perdus
A l’heure du retour
A peine en parles tu
De ces si sombres heures
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