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Par une belle et chaude nuit d’été,
il entre en silence dans la chambrée.
Le souffle du ciel comme fidèle destrier,
il repart très vite vers la voûte étoilée.
Avec ce jeune enfant en otage,
il refait encore le splendide voyage.
Jadis la route empruntée par les mages,
il inscrit derrière les paupières ce mirage :
Tout à coup surgit du néant,
une comète à la traînée d’argent,
trace le chemin à pas de géants,
sur cette toile remonte le fil du temps.
La lune, ourlée de nuages en guise de veste,
semble si pâle dans ce décor céleste,
rayonnement timide et jaunâtre égard au reste,
milliers de points brillants disséminés comme la peste.
Du haut de son perchoir d’une nuit,
la terre, plus bas, repose sans bruit,
ballon rond tombé dans un puits,
flottant à la surface d’un abîme sans vie.
Il est temps maintenant pour le voyageur,
quittant ce monde d’apesanteur,
dans une vertigineuse descente en couleur
de regagner son lit, petit rêveur.
Le marchand de sable est passé.
Bonne nuit, chérubin adoré…
Laissez toujours votre fenêtre entrouverte
du faiseur de rêve, vous pourriez causer la perte.
The Great White Hope
http://www.mespoemes.net/paladindumatin
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