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Autant d'années passées à poursuivre mémoire,
Et notre âme se meurt en souffrant pour rien,
Les couleurs d’oriflamme en sont que pour déboire,
Mais qu'est-ce qu'un Monarque aux groupements des siens ?
Et ère au gré de grève, enfin quelle recherche ?
Pouvoir y arroser l’amour à tout hasard ?
Mais le risque est perfide, en l’ombre point de perche…
L’éclat de lame brille. Ah ! Même sur le tard !
Rejoindre le néant, est-il bien éphémère ?
De bien tristes larmes mouillent nos feuillaisons,
Qu’il est bien passager le bonheur sur la terre,
Les certitudes aisées, disparues des maisons !
L’heure sonne au cadran, terminées les louanges,
Tout porte à la révolte, et concours au futur,
Présent suit son chemin, passé est dans la fange !
Certains se moquent bien, gard aux impôts du fur !
Voir plus loin que nos yeux bien au-delà de vie,
Où notre existence s’enroule autour d’un tout.
Comme ce roc écueil, que la mer envahie,
Nérée, vieillard des mers, lui, n’en vient à bout !
Pour un havre, un abri, prions genoux à terre,
Répandons nos larmes, mettons tous nos efforts,
A bannir nos luttes, à cesser toutes guerres,
Ainsi nos vacarmes feront place à bon port !
plumedefou
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