|

Oh mortel ! Qui es-tu pour faire en arriviste ?
Vois ! Tant sur la palette où se barbouillent teintes,
Les tons nobles aux nues changent et fait l’aquarelliste !
Laissant filtrer les gloires et signets diaphanes,
Apparitions connues, neuves, car elles existent…
Imposant le respect à de meilleurs profanes !
Pour les yeux et l’esprit, au glèbeux, "Il" met l’empreinte,
Son dessein arrêté, "Il" compose en puriste !
De chrome "Il" met azur, rose-orange et titane,
Savamment mesurées les fusions d’alchimiste,
Scène renouvelée chaque soir d’où émane,
Un amour sublimé vers la pieuse crainte.
Dans l’éther s’étale art flamboyant d’un soliste,
Phoebus teinte gammes d’embellis silencieuses…
C’est l’heure où les reflets de l’horizon se teintent,
Instant où l’on perçoit vibrer cordes joyeuses,
Qu’un instrument donne par biais d’un harpiste,
Grandeurs et Majestés issues du Créateur !
"Père des lumières", exalte-le en cointe,
Eh ! Courbons la tête devant tant de splendeur !
Avenir de promesses aux essayistes,
Nous sont toutes acquises accrochées comme alysses !
Réveillons notre cœur, la sublimité sainte,
A nos yeux déroule sa toile sur la piste !
Interrogeons-nous donc, soyons donc réaliste !
D’où nous est apparu tant d’éclats dispendieux ?
En aparté disons : "Emergeons donc du flou".
En voûte céleste quel faste généreux,
Le germe n’est encor, que l’œuvre est déjà peinte,
Le talent pictural est celui d’un artiste !
Pour voir, essayons-nous à peindre chien et loup,
Eh ! Convainquons-nous, coda ne fut atteinte !
plumedefou
|