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Temps de pluie me plonge en la mélancolie
A personne celle là ne fait envie,
On gise dans le puit d'un néant infini,
Et on évite encore les éboulis.
Comme il fait noir dans ce trou
Dont le fond se fait si mou,
Une vase au fond de ce puit,
N'inspire rien de bien joli.
Remontons en haut le seau
De cette eau de pluie
Qui chute à l'infini
Sur le toit de ce taudis.
Les ardoises humides luisent
Dans les reflets moirés,
Et glisse l'eau de pluie
Dans les gouttières bouchées.
Cette eau arrose les fleurs inondées,
Oui ces roses du curieux rosier
Qui ne porte aucun épines,
Le long des pétales elle ravine.
Ma tête sous le chapeau s'incline,
Et se penche lors le temps tranche
Des parts de mélancolie
Dans les allées fleuries.
Je m'exaspère de cette misère,
Le temps semblait si clair,
Les frondaisons de belle saison,
apportait le vert comme horizon.
Je me laissai bercer
Plus que de raison,
Sens et palpitations
Au dessus de ligne de flottaison.
Je me laissai palpiter.
Et toi qui me lis
Es tu aussi
Influencé par les gouttes
Qui dégringolent la rigole?
Je reste en tous cas positive
Car rien ne sert d'être rétive,
J'irai rejoindre l'autre rive
Où brille un soleil de passion,
Qui me plonge en méditation.
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