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Ainsi qu’on voit rouler la pluie sur les carreaux
Comme la peur fait courir des frissons sur la peau
ou comme après l’effort sur le corps d’un athlète
on voit suinter la sueur en fines gouttelettes
Cet arbre buissonnant n’est pas avare de fleurs
Tel un buisson ardent brûle sans se consumer
Ses branches desséchées deviennent rouge sang
Comme devant le mensonge rougit un innocent
Quand le soleil se montre égal à pharaon
Monté sur son char d’or diffusant ses rayons
Sur les terres et les mers fier de sa création
Ses branches de corail forcent l’admiration
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