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Ô toi, timide fleur des champs,
Toi, bouton d’or qui, sans conteste,
Est un messager du printemps,
Tu sais pourtant rester modeste.
L’or dont tu portes la couleur,
Il est le soleil de Provence,
La promesse de la chaleur
D’un été qui vient en avance.
Tu nais sur le bord des chemins,
Souvent dans des recoins en friche,
Et contrairement aux humains,
Malgré cet or, tu n’es pas riche,
Tu te plais aux jeux des enfants
Quand ils te tressent en couronnes,
Pour les offrir à leurs mamans ;
Merci du bonheur que tu donnes.
Que j’aime ta simplicité,
Toi, la mignonne renoncule,
Symbole de la liberté,
D’indépendance majuscule.

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