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Le mouvement imperceptible du temps
Se lit dans nos yeux
Et dans nos cheveux...
Nos bouches se plissent
Et racontent pourtant
Les mêmes histoires qu'à vingt ans.
Comme nous,les enfants
S'aiguisent les dents
Sur les lames du vent.
Les yeux pleins de tendresse
ou de larmes,
la vie sur un fil tremblant,
Ils s'acharnent
A ne pas devenir grands,
A ne pas se presser
De tomber dans les mailles du temps,
Qui les prendra pourtant,
Piège éternel
Contre lequel
Il faut muscler sa volonté
Ou son imperfection...
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