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« Un amour pour la vie »
Je me souviens, c'était un dimanche de mai,
Que nos regards furtifs se sont accrochés.
Tu donnais le bras à ta meilleure amie,
Moi, je trainais là, mon éternel ennui.
Dans cette cour d'école où il y avait Kermesse,
Après ce coup d'œil où je vis tant de promesses,
Sur tes lèvres se dessina l'esquisse d'un sourire
M'invitant, en tous cas je l'ai cru, à te conquérir.
Je ne m'étais pas trompé, car le dimanche d'après
Dans un autre lieu et lors d'une autre kermesse
On s'est retrouvés, seuls, avec en plus la hardiesse
De se donner la main pour oser s'embrasser
Cette rencontre eut lieu il y a maintenant cinquante sept ans.
De ces ans, tu en avais alors quatorze et moi juste dix-sept.
Tu étais collégienne et moi jeune compagnon ferronnier
Depuis ce jour de mai, toi et moi, on ne s'est plus jamais quittés.
Johan (JR.).
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