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« Le mur, le lézard et la mouche »
Sur ce vieux mur de pierre, à l’enduit fissuré,
Au beau milieu d’une éclaboussure de soleil
Éclairant les serpents de lierre qui s’y sont agrippés,
Le lézard gris se réchauffe et s’ensommeille
Ceci n’est qu’apparence qui cache vigilance.
La mouche doit se méfier de cette immobilité
Et prendre garde, de créer la fatale turbulence
Autour de ce dragon qui ne demande qu’à gober.
Le lézard bien malin était allé au petit matin
Dans la rosée qui sur les fraises s’était posée.
Ainsi parfumé il ne manquerait point d’attirer
Cette ribambelle d’insectes par l’odeur appâtée
L’instinct de la mouche lui commandait bien prudence.
De ne point agacer par son vol bruyant et désordonné
Cette forme parfumée à la fraise, que le sommeil avait gagnée.
Mais l’attrait de cette doucereuse odeur l’engagea à se poser
La mouche ne comprit pas quand soudain,
En une fraction de seconde, elle se retrouva
Enserrée dans les mâchoires d’un fieffé gredin
Pour qui les apparences étaient synonymes de festin.
(JR.).
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