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Le coeur à l'embouchure entre Rhône et Saône,
S'étiole quelque peu durant ces vagues à l'âme,
La raison l'emporte où la mélancolie trône,
S'évader courir vers d'autres cieux sans larmes.
Le ruban long d'asphalte a défilé sans fin,
Rendant plus vrai l'espoir de nouveaux lendemains,
Et la Grande Bleue toujours royale en son sein,
M'a accueilli charmante et m'a tendu la main.
Mon coeur de petite fille s'est enfin laissé prendre,
Aux doux filets tressés de cette Belle Dame,
J'ai couru vers elle et comme à s'y méprendre,
J'ai crié son nom en versant quelques larmes.
J'ai croisé l'Eden, touché le Nirvana,
J'ai vécu un autre temps et tout au fond de moi,
J'ai rêvé de mourir dans ces instants présents,
Noyée dans ses eaux bleues, devenir son enfant.
Quelques jours ont suffit pour changer tout en moi,
Mes poèmes et mes rimes, que c'était loin tout ça,
Sa beauté féerique sait parler à mon coeur,
Et sa vue à mes yeux est mon seul vrai bonheur.
Alors bien sûr un jour ma vie s'arrêtera,
Auprès d'elle je le sais j'en ai fait le serment,
Mon dernier soupir dans l'immensité de ses bras,
Jaillira de mon âme jusqu'à la nuit des temps....
Marie-Rose
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