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« Destinée je vous hais »
Je suis là, haletant et pantelant,
A subir vos sombres humeurs
qui à l’aube m’emprisonnant,
Me libèrent aux dernières lueurs.
Le triste destin que vous m’avez tracé,
Sans aucun regret, je m’en serais passé,
Car en ce sens, le néant a, à mes yeux,
Plus d’attrait que vos chemins noueux.
N’attendez pas que je consente à vous obéir !
Attendez plutôt de moi, rébellions et querelles,
Afin de terrasser, un à un, vos sombres desseins,
Que je jetterai, avec ravissement, aux chiens.
Ainsi, mon lendemain se façonnera, enfin,
Uniquement à partir de l’adresse de mes mains.
Je n’ai aucunement besoin de votre ignoble tyrannie
Qu’immuablement vous brandissait comme un fait accompli.
Destinée, je vous hais !
Johan (JR.).
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