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« La lune nichée dans l’arbre de mon cœur »
Mon corps n’était qu’abominables douleurs !
Allonge là, sur ce lit trempé par mes âcres sueurs,
Qu’une fièvre ardente mélangeait à mes pleurs,
Je savais que ma fin, n’était qu’une question d’heures !
Lorsque, à ce moment-là …
La lune était venue délicatement, tout en douceur,
A la croisée des branches de l’arbre de mon cœur.
Posée là, elle avait enveloppé, de sa lumière laiteuse,
Toutes les ramures tachées qui rendaient mon âme miséreuse.
Ainsi, la lune, en moi, avait effacé, peu à peu, tous les maux de ma vie !
Elle avait gommé, de mon cœur malade, toutes mes affligeantes douleurs
Infusant, en mon être, une fluide sérénité qui m’avait restitué mes bonheurs.
Le sourire m’était revenu, et mes yeux, de belles visions, s’étaient remplis.
En contrepartie de ces bienfaits qui me redonnaient la vie,
La lune, qui habitait mon cœur, me confia une belle mission !
C’est ainsi, sachez-le, que je devins « Pierrot »,
Vous savez, l’ami de ces belles « Colombines ».
Pour qui, à la pâle lumière de la lune, son halo,
Je me dois écrire, d’amour, d’interminables hymnes,
Poésies Ponctuées à chaque vers, comme il se doit,
De langoureux et pathétiques soupires que je pose là,
Afin que ces tendres et belles colombes, puissent ouïr,
Les musiques qu’ils composent, au fils de mes rimes,
Qui ne sont assurément que louanges à l’astre de la nuit.
Cette lune aimée qui, pour, la vie, me sauver,
Dans l’arbre de mon cœur est venue se nicher.
Johan (JR.).
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