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« Papillon de la nuit »
Je te regarde bien navré,
Te butter sans broncher,
A cette bougie allumée,
Où tu finiras par te bruler.
Fasciné par cette flamme,
Qui peu à peu te damne,
Tu persistes, en insensé,
De vouloir l’embrasser.
Tu me dis en être très épris,
Au risque d’y laisser ta vie.
Qu’a sa vacillante lumière,
Tu ne peux pas te soustraire
Je te crois volontiers papillon de la nuit mon ami !
D’autant que moi aussi, ébloui à une autre flamme,
Incisive et perverse d’une cruelle et belle femme,
Fasciné, je virevolte autour d’elle au péril de ma vie
Toi et moi nous allons ainsi mourir en malheur,
Brulés tous deux par le feu de libidinales lumières,
Qui nous a fait, après la tête, tourner nos cœurs
Au point de trouver sublimes nos déraisons suicidaires.
Johan (JR.).
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