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Al Capone revisité (1899-1947)

le mercredi 20 juin 2018, à 09:37. Posté par Michel Ernest


    Sûr, vous devez vous demander
    Pourquoi j'abîme mes neurones
    À dresser le portrait rimé
    D'un scélérat comme Al Capone

    Pourquoi pas Brutus ou Hitler ?
    La poésie n'est pas un jeu !
    Je réponds, on ne peut plus clair
    Leurs bios sont dans le tome deux

    Alphonse Gabriel Capone
    [Al Capone pour les intimes]
    Devrait être aimable personne
    Tant son père au labeur s'escrime

    En mil huit cent quatre-vingt-treize
    À New-York, celui-ci débarque
    De sa campagne calabraise
    Et à Brooklyn il prend ses marques

    Alphonse naît six ans plus tard
    Et dans son salon de coiffure
    Le père a sorti son mouchoir
    Pour nettoyer la devanture

    Malgré de bons débuts scolaires
    Dans une école catholique
    À quatorze ans il perd ses nerfs
    Et frappe son prof de physique

    Renvoyé de l'institution
    Sans argent et le profil maigre
    À la recherche d'un patron
    Il trouve un parrain dans la pègre

    Le jeune homme trouve une embauche
    Comme barman, aussi videur
    Mais se fait tailler la joue gauche
    Au rasoir par un malfaiteur

    Depuis ce jour, dans le milieu
    On l'appelle "Le Balafré"
    ["Scarface" est un mot qui va mieux
    Pour ceux qui pratiquent l'anglais]

    Le trente décembre dix-huit
    À dix-neuf ans, il se marie
    Avec une aimable petite
    Mais au ventre un peu rebondi

    Dès la naissance Alphonse veut
    Que l'enfant soit filleul du boss
    Ainsi le parrain du milieu
    Est aussi le parrain du gosse

    Al Capone alors déménage
    Pour se fixer à Chicago
    La ville ou règne sans partage
    Le mafioso, Johnny Torrio

    Le jeune Alphonse, sombre, adroit
    Devient vite son porte-flingue
    Et comme il se dit son bras droit
    Tout ce qui bouge, il le dézingue

    À vingt-six ans, il lui succède
    [On ne sait pas trop bien comment]
    Mais une seule idée l'obsède
    Faire mieux que le précédent

    Il amasse des sommes folles
    Dans les bordels, les casinos
    Mais aussi la drogue et l'alcool
    Et parfois des levées d'impôts

    Un jour de la Saint-Valentin
    Avec son gang il exécute
    Des adversaires clandestins
    Qui traînaient dans un bar à… vins

    Tandis qu'Alphonse "Le Terrible"
    Jubile dans sa forteresse
    Des policiers incorruptibles
    Avec à leur tête Eliot Ness

    Cherchent une astuce légale
    Pour faire tomber le bandit
    Aussi c'est pour fraude fiscale
    Qu'en trente et un, Alphonse est pris

    Malgré ses menaces, ses plaintes
    Et ses avocats qui s'insurgent
    Derrière de hauts murs d'enceinte
    Onze ans de réclusion, il purge

    Il quitte en mil neuf cent quarante
    Sa cellule chaude et humide
    Et d'une santé chancelante
    Il va s'établir en Floride

    Mais la maladie est intense
    Tenaillé par la syphilis
    Il meurt dans d'horribles souffrances
    Comme il a fait souffrir jadis

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