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« Un matin en ma forêt »
Une légère brume matinale venant de la terre réchauffée,
Se dépose puis s'égoutte, des rameaux des branchages,
Écoulant doucement, les parures cristallines des fourrées.
On peut voir, d'araignées, les fils d'argent des toilages,
Chargés de perles de rosée, fragiles comme du marbre.
Mes pas s’enfoncent, dans le tapis de mousse humidifié,
Qui recouvre, les sols des anciennes allées bûcheronnes,
Avant que les perlées brumeuses ne les aient argentées,
Pour en faire une draperie que, seules, les biches chiffonnent.
Mes narines hument l'air odorant de la senteur d'humus,
Et y perçoivent l’odeur, un peu âcre, et boisée des glands,
M'indiquant que, pas loin d’eux, des écureuils se mussent,
En leurs nids perchés à la croisée de branches puissantes.
Non loin, un merle sautille sur place pour remonter un ver,
Qu’avec dextérité, de son bec, il attrape dès qu’il sort de terre.
Le spectacle joué par les acteurs des bois, s’offre à mon regard,
Et fait de moi, de nouveau, un enfant émerveillé de ces mille arts.
Enfant qui a appris à voir, dans la verdure mouvante des feuillages,
Apparaître plein de féériques créatures, entourées de la lumière dorée,
Qui, en enchantant ce petit matin, le transforme en douces félicités
C’est alors, pour moi, un instant si magique, que je me surprends
A entendre mon cœur chuchoter à mes pensées :
« Regardez donc comme la Nature est belle. »
Johan (JR.).
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