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« Irréalité d’un rêve andalou »
Au début, en moi, il n’y eut que le noir absolu !
Ensuite, à mesure que ma respiration s’accrut,
En cette noirceur, des points dorés étaient apparus.
Peu à peu, une voute étoilée, mes yeux avaient vu.
Comme dans un théâtre, deux rideaux se tirèrent,
Laissant apparaître, en contrebas, une ronde colline,
Sur laquelle je pus admirer, le plus beau palais d’hier,
Où, au milieu du patio, dansaient de jolies ballerines
Leurs voiles multicolores, s’entouraient autour d’elles,
En de légères torsades, laissant nue, que leur fine taille ;
Qui suivait les notes virevoltantes d’un tar et d’un Oud
Que des mains mélomanes faisaient envoler à tire-d’aile.
Je sentis une main parfumée et légère attraper la mienne
Me faisant entrer dans cette envoutante danse andalouse
Où mes pieds caressaient les marbres des dalles anciennes
Et où mon esprit s’enchevêtrait, en belles torsades jalouses
Dans les dentelles de pierre des voutes des « palacios Nazaries ».
Johan (JR.).
Tar = tambourin
Oud = ancêtre du luth
https://youtu.be/jKB8-V0Aq0A
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