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§ A quelques encablures de chez moi, vit un homme très âgé de grande bonté et d'une d'extrême sagesse.
Depuis un temps déjà, il a détourné son regard des agitations futiles et mercantiles de ce monde pour le poser uniquement sur ce qui en vaut la peine.
Quand le travail m'a fait m'installer avec ma famille dans ce coin de Berry, c'est lui qui m'a appris à vivre dans cette nature qu’ici nous entoure. C'est lui qui m'a appris à regarder où je mettais mes pas pour ne blesser ou n'écraser personne. C'est lui qui m'a apprit à regarder plus loin que le bout de mes chaussures quelles pourraient être les conséquences d'un agissement présent.
Cet homme là est entrain de partir, non sans lutte, de son monde qui devenu le mien, doucement, sans faire de bruit.
Alors ce matin, je me suis dis qu'au retour de ma balade en forêt, j'écrirai ici pour lui, ces quelques mots de profonde et amicale affection.
Et ce poème lui est dédié §
« L’oiseau de tristesse »
Lorsque l’oiseau de tristesse vient se poser sur mes pensées,
Les enserrant entre ses serres pour que je ne puisse l’en chasser.
Lorsque son regard perçant leurs diffuse sa vision empoisonnée
Enrobant ainsi mon corps, mon âme d’obsédantes noirceurs,
Je suis alors dépossédé de moi-même, par ce rapace de malheur.
Prisonnier, de cette usurpation je traine alors mes chaines,
Encore et encore, dans le seul espoir d’une usure bien vaine,
Qui délivrerait ainsi mon esprit, de l’emprise de cette grisaille.
Mais au fond de moi, de cette délivrance, les doutes m’assaillent.
Je sais bien que le salut n’est à attendre que d’une aide du dehors !
L’unique remède à mes peines me viendra de toi mon ami(e)
Qui, en chassant l’oiseau de tristesse qui possède mes pensées,
Saura guérir mes maux et illuminer de nouveau le sentier
Où cheminera, avec ton amitié, ma destinée.
Johan (JR.).
https://youtu.be/fBDx4Q_N0Yc
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