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« Le vent et l’arbre et moi »
Je marchais sur ce chemin de blanc calcaire,
Poussé par un violent vent, venant des enfers.
Il plaquait ma houppelande sur mon dos vouté,
Et, telle une baudruche, mon torse faisait gonfler.
Ces fortes poussées venteuses, mes pas accéléraient,
Se jouant ainsi moqueur de mon audace à lui résister.
Allez se disait-il en soufflant agaçons le encore un peu,
Ce Monsieur qui, en voulant tant me braver, en est ennuyeux.
J’avais bien hâte d’entrer m’abriter de lui dans la forêt,
Car je croyais qu’en ce lieu sa force serait ainsi brisée.
Mais des grincements des perches que son ardeur pliait,
M’apprirent qu’il en était rien et que je m’étais trompé.
Devant moi, sur l’allée, j’entendis, un terrible craquement,
Suivit d’un long bruit que seul un arbre qui chute émet.
Je vis alors un des géants de ces bois sur le sol se coucher.
Une inquiétude m’envahit alors, incommensurablement,
En même temps que ce vent d’enfer, me disait dans un ricanement,
Que pour me punir, cet arbre, il avait fait tomber et qu’il avait bien rigolé !
Johan (JR.).
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