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« Rêve blanc »
Tombent, tombent, jolis duvets blancs,
Venant de là haut, des ailes des anges,
Telle une neige légère, un peu étrange
Qui, plutôt que refroidir, réchauffe le sang
Sur le sol recouvert de cette jolie blancheur,
Mes pas de marcheur n’y font point de traces.
Mais ils la soulèvent pour la déposer ailleurs,
Là où notre pauvre terre n’est que noir espace.
Volent, volent, jolis et froids flocons blancs,
Qui n’osaient vous poser sur les duvets des anges,
Qui font, aux belles Dames, des coussins plaisants,
Pour attendre, douillettement, leur prince charmant.
Voici donc là, décrit un bien bel univers imaginaire,
Que seul un rêve peu faire naitre d’une pensée d’hiver,
Afin que l’amour et l’amitié, qui nichent dans les cœurs,
Puissent, en cette chaleur, diffuser plein de bonheurs.
Johan (JR.).
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