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« Balade matinale d'été en forêt »
Le ciel lumineux embrasse les rameaux des branchages
Séchant doucement, les parures cristallines des arbres.
On peut voir, d'araignées, les fils gris acier des toilages,
Chargés de perles de rosée, fragiles comme du marbre.
Mes pas s’enfoncent, dans le tapis de mousse humidifié,
Qui recouvre, les sols des anciennes allées bûcheronnes,
Ces éthérés chemins recouverts ainsi, de grains argentés,
Forme une draperie, que seuls les chevreuils chiffonnent.
Mes narines hument l'air odorant de la senteur d'humus,
Et y perçoivent l’odeur un peu âcre et boisée des glands,
M'indiquant que, pas loin d’eux, des écureuils se mussent,
En leurs nids perchés à la croisée de branches puissantes.
Non loin, des merles sautillent sur place pour remonter un ver,
Qu’avec dextérité, de leur bec, il attrape dès qu’il sort de terre.
Le spectacle joué par les acteurs des bois, s’offre à mon regard,
Et fait de moi, de nouveau, un enfant émerveillé de ces mille arts.
Johan (JR.).
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