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« Douce duperie »
Vous me fuyez ma Dame, ma belle Amie !
Après vous êtes promptement imposée à moi.
Vous me disiez qu’ainsi, vous laveriez le gris,
Qui encombrait votre cœur dépourvu d’émois.
Je me suis laissé charmer par vos douces pleures
Et vous ai montré, en vous-même, la belle lueur
Qui, de votre cœur, pouvait déloger vos peurs,
Pour l’emplir de nouveau d’un salubre bonheur.
Ainsi vos lèvres pincées, ne sachant que souffrir,
Surent reformer la radieuse amande d’un sourire,
Par lequel entra, en tout votre être, un si joli soleil,
Que votre âme s’en trouva submergée de merveilles.
Alors dites-moi pourquoi, ma Dame, ma belle Amie, je ressens,
Une sensation de froideur quand, déposant sur mes lèvres un baiser,
Votre regard ne s’accroche plus au mien comme par enchantement,
Mais qu’au contraire, en se portant si loin de moi, il en devint fuyant,
Insufflant le doute que je ne fais peut-être plus partie de votre entendement.
Johan (JR.).
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