|
D’une étincelle virevoltante peut naître un brasier
Incontrôlable de folie aux teintes cruelles.
De cet incendie naît un chaos sans pareil
Mais il faut déconstruire pour tout embraser.
Ainsi va la vie, l’embryon finit défunt,
Comme une envie, une fin,
L’humain doit forger dans la cendre
Construire, détruire, parfois redescendre.
Tu me dis que l’on court, que tout s’accélère,
Mais l’évidence nous frappe en un éclair.
La foudre est soudaine, autant que nos mots,
Il faut coudre de vaine ce qui emporte nos maux.
Cette nuit je mire la Lune, sans la percevoir,
J’imagine ton reflet, assis, sans te voir.
Je contemple ce monde qui bat derrière moi,
Vertige étrange qui me remplit d’émoi…
|