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« À ma douce Dame »
Mon doux cœur !
En ce recueil de belles heures,
Dans ces vers ici humblement déposés,
J’y ai glissé des petits éclats de bonheur.
Je n’irais pas, tu me connais, jusqu’à te dire,
Afin que, tu puisses de cette malice en rire !
Qu’exprès je l’aurais fait pour te voir en sourire.
Mais, le parfait n’étant pas noble vertu, chez moi,
Ces taquineries d’écriture auraient le mérite, au moins,
D’attester que ces poèmes, écrits pour toi, sont bien de moi.
Car vois-tu mon doux cœur,
La seule poésie digne de ce nom en ce monde,
Est celle qui vient de la chaleur affective d’un cœur,
Et non celle issue de l’esprit dans sa rigoureuse froideur.
Johan (JR.).
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