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Dans une large mesure
cette fille perdure
Dans cette pureté
Pendant ce bel été
où elle s'est bronzée
Le long de la plage
hors de sa cage
Ce quotidien
qui n'est plus le sien
Je me suis tu
sur ce fantôme disparu
Dans ce large étroit
qui voit
ou qui ne voit pas
Sous ses bras
où elle se cache
où elle mâche
où elle est lâche
Crampillons sur le bord
au nord
au plus fort
à la mort
de celui qui s'est anéanti
poussant ce grand cri
mauve au fond
chez cet homme si rond
qui fait la bise
par l'entremise
dans ce port
au nord
au plus fort
à la mort
Costume noir
ce soir
de janvier
au rez-de-chaussée
prisant l'alcool
moi, j'en ai ras le bol
Je veux danser
la danse
de la panse
nues et coquettes
prêtes
en miettes
chez Piette
cette grande fête
cette musique nocturne
non diurne
qui fait danser
la danse
de la panse
Banane perdue
chien mordu
cette villa
à Rakasa
près de la forêt noire
ce soir
en costume noir
ne pas choir
près de la Loire
à côté de la foire
où on peut boire
et croire
surtout croire
dans la forêt noire
ce soir
en costume noir
Ce barbier
dans ce rosier
qui pique
qui pique
comme les dents
de l'éléphant
ce grand animal
en carnaval
qui danse
la danse
de la panse
jour et nuit
jour et nuit
bien cuit
en catamini
mangeant des souris
recourant à la scie
grignotant du bri
jour et nuit
jour et nuit
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