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« DOUCE AURORE »
Ah quel divin moment, cette aurore naissante,
Quand s’effilent les nues emportées par Eole
L’astre luminescent montre son auréole,
La vague obscurité prend teinte bleuissante.
Et l’horizon éteint entrouvre ses yeux clairs,
Quand s’étire la nuit de ses bras opalins.
Le vent timidement me frôle de câlins.
Sur ma peau le soleil fait danser des éclairs
Mes rêves prennent fin, dans l’odeur du jasmin
Soudain s’exhaleront d’autres senteurs suaves
De l’éther des rosiers aux notes les plus graves
Se développeront arpentant leur chemin.
Je tiens mes yeux mi-clos, mon corps est paresseux,
Je flâne et je suis bien. Sur la croisée fermée,
La mésange pépie sa mélodie rythmée,
L’aubade du matin pour tous les gens heureux.
© Calynette (2005)
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