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« Brisure » (1)
A genoux, je suis là sur ce trottoir.
Mes cris se cognent sur ton silence.
Mes larmes se mêlent à ton essence.
Ta vie s’écoule dans mon désespoir.
Tu es partie ta tête dans mes mains,
Mes lèvres pressées sur tes cheveux.
C’en est fini de notre vie à deux,
Commence le néant sans lendemain.
Un chagrin pesant m’écrase, paralysant mes pensées.
Même ton image s’estompe gagnée par des noirceurs.
Le froid du néant met mon corps, en brûlante douleur,
Ne laissant qu’à mes pleurs, le soin d’en apaiser l’ardeur.
Mon amour pour toi, en cet instant, à jamais se figea.
Et sur ma souffrance, pour toujours, ma bouche se scella
Pourquoi, oh mon doux cœur, ne m’as-tu pas,
Dans l’au-delà de cette vie, emmené avec toi ?
Johan (JR.).
(1) Ce poème est écrit pour rendre hommage à toutes les innocentes victimes d’attentats.
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