Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

De profundis...

le lundi 13 août 2018, à 19:11. Posté par Pierre




    Lorsque je serai mort, pleurerez-vous Madame ?
    Ou, pour vous consoler, prendrez-vous un amant ?
    Vous êtes jeune encore et, fort assurément,
    Ne pouvez résister quand votre corps s'enflamme.

    Vous allez m'oublier, je n'en fais pas un drame ;
    Je ne demande pas de faire le serment
    De porter le grand deuil à mon enterrement
    Ou de prier pour moi qui serai sous la lame.

    Pendant plus de vingt ans, je fus votre chéri,
    Mais aussi bien souvent l'innocente victime
    De votre fantaisie et j'en fus bien marri.

    Cependant, à présent qu'arrive l'heure ultime
    Je dois vous avouer — et perdre votre estime —
    Que je vous ai trompée avec votre mari.




    ----
    N.B.
    Je précise que ce sonnet (irrégulier) n'est nullement autobiographique !

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 14 août 2018, à 14:54
Pas autobiographique peut-être, mais assurément très beau, j'ai pris plaisir à le lire et le relire, une seule chose que je ne comprends pas, (Pourquoi ces deux long trémas dans l'avant dernier vers), souvent fâchée avec les ponctuations....
Merci de m'éclairer...
A plus, Domie

nemo le mardi 14 août 2018, à 18:26
Bonjour Domie,
— est appelé tiret long ou « tiret cadratin »
Il sert à encadrer les propositions incises (c'est-à-dire une proposition indépendante courte, qui interrompt une autre proposition pour indiquer une sorte de parenthèse) ; il a la fonction de quasi-parenthèse. On lui confére une valeur littéraire par rapport à la parenthèse. C'est équivalent à ce qui se passe souvent dans les pièces de Feydeau : l'acteur s'arrête au milieu d'une phrase pour s'adresser directement aux spectateurs, puis reprend la suite de la phrase commencée.
Exemple : « Cet enfant — le fils de Jean — a de beaux cheveux. »

J'espère que j'ai été clair.
Merci de ta fidélité à mes textes.

micheline1940 le samedi 18 août 2018, à 10:29
Comme il est dur de parfois se trouver devant une vérité qui blesse, alors que le sujet s'en est allé ad patres !
Un bien beau texte qui m'aurait plu d'écrire !
Bien amicalement, cher Pierre.
Micheline.

liameliavq le samedi 25 août 2018, à 13:01
Le plus trompé des trois
N'est donc celui qu'on croit...
La fin humoristique
Rétablit une éthique !

Il faudra que tu m'expliques pourquoi ce sonnet est irrégulier. Les tercets CDC DDC ?
Bisous.
LN.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet