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« 15 Août à Tolédo »
Aucun nuage n’entachait l’azur du ciel.
Un éthéré vent soufflait dans les ruelles.
Le soleil inondait, avec grand bonheur,
les façades fleuries, toutes en blancheur.
Elle humait avec délice toutes ces senteurs,
Qui caractérisent tant cette si gracieuse cité,
Où les balcons de ses avenantes demeures ,
Sont envahis de fleurs rivalisant de beauté.
Elle entendait sonner sur les pavés de la calle,
Les fers des sabots de leur fier et beau cheval,
Qui les menait orgueilleusement vers la plaza,
Elle assise en croupe derrière son bel hidalgo
Elle était belle, coiffée de sa mantille de dentelle !
Mise en sa robe écarlate, à volants, étalée en éventail.
Beauté encore, lui donnait son châle croisé à sa taille,
Posé sur ses épaules dorées fleurées de parfum irréel.
Ses mains tenaient les hanches de l’homme de sa vie.
Il était là devant-elle, tenant les rênes de leur monture,
Son chapeau noir, en feutre de poils, sur sa tête, ajusté.
Il était beau ! Il était empli de fierté !
Il les emmenait danser !
Oui, ils danseront, elle, lui, et leur cheval, avec passion,
Comme ils le font si bien, à chaque patronale de Tolédo
Ils honoreront ainsi, pieusement, la Virgen del Sagrario (1)
Qui veille, depuis leur rencontre, sur leur surprenant trio.
Johan (JR.).
(1) la Vierge du tabernacle.
https://youtu.be/n1YoDEiDbd0
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