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« Son Ami est parti »
Un spasme secouait le petit corps de l'enfant,
Afin d'en extirper ce chagrin trop envahissant.
Il lui faudrait pleurer pour apaiser ce tourment,
Mais sa souffrance interdisait ce soulagement.
La raison de cette peine était la mort de Léonard,
Un labrador avec qui il faisait toutes ses bêtises.
Devant lui, le chien avait franchi le portail noir,
Et il fut écrasé sur la rue par la voiture de Louise.
L'enfant avait entendu le choc et le cri de plainte,
Puis, avait vu Louise, sa nounou, sortir de son auto.
Ils s'étaient précipités plein de terribles craintes
Vers l'animal qui, couché là, était mort aussitôt.
Il était donc là, dans le jardin, avec la maisonnée,
Au-dessus du trou que Paul, son père, avait creusé,
À l'abri des basses ramures du grand le cognassier,
Où on avait déposé la dépouille de l'animal aimé.
Sa détresse était grande devant cette triste réalité.
Pour l'instant le spasme qui le secouait signifiait
Que cette disparition n'était pas, par lui, acceptée.
Le condamnant à la souffrance de la chose niée,
Et à la colère irraisonnée contre le monde entier.
Johan (JR.).
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