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Il n'est pas facile à porter cet amour,
Cet amour qui ne veut pas mourir,
Qui me reste cloué au cœur
Comme une envolée de malheur,
Qui n'imprime que des soupirs
En filigranes sur le satin de mes jours.
Mes doigts glissent sur le piano,
Noirs, blanches, croches, doubles croches.
Songe brisé d'une nuit d'opale,
Je m'enlise dans ton effroyable spirale.
Des flèches mortelles je décoche
A la recherche de son tempo.
La douceur de sa peau est imprimée sur ma peau,
La chaleur de ses mains brûlent mon corps,
Sa voix résonne au plus profond de moi.
Vivre ma vie sans aile, je ne sais pas.
C'est l'été, et pourtant, il fait si froid dehors
Sans ses lèvres, staccato, le long de mon dos...
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