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« La belle dame pâle »
Elle est là, telle une pâle dame,
Reposant sur ce lit de soie noire,
Jouant de la lassitude de son âme,
Pour s’endormir et rêver de pouvoir.
Alors verra-t-elle la bleutée lumière,
Dont l’inonde sa belle voisine la Terre,
Qu’elle envie, pour toutes ses couleurs,
Qui la fait, elle, paraître si en malheur.
Être en noir et blanc, c’est affligeant !
C’est pourquoi elle se cache un temps !
Puis l’envie de paraître vite la reprend,
Pour la joie d’un poète habillé de blanc.
Il écrira sur elle, pour charmer les belles,
Et faire fondre leur cœur de tourterelle.
Il proclamera ses déclarations d’amour,
Pour lui plaire, à elle, au crépuscule du jour.
Elle pleura de joie, de douces larmes de lait,
Pour l’âme du poète, que sa peine a charmée.
Ainsi, nourriront-ils les enfants de la pâle lune,
Ne ressentant, envers la Terre, nulle rancune.
Johan (JR.).
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