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Ce soir, à la porte du jour,
Le ciel, pleurant son hélianthe d’or,
Dépose une douce mélodie
Sur les eaux calmes du grand lac.
L’onde, froissée de larmes,
Frissonne jusqu’à la rive embrumée.
La lune, débarbouillée du soleil,
Se mire dans l’âme de l’eau.
Les hautes herbes humides
Bougent au rythme de l’autan,
Accompagnant les feuilles alourdies
Dans un drôle de ballet.
Peu à peu, les rayons du soleil
Caressent les frondaisons,
Sèche le chagrin de la nuit
Et lance une brassée d’or
Sur le miroir voilé du lac.
Tiamaraa
extrait de : "Au velours de l'amour"
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