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J’ai donné mon coeur ensanglanté qui ne cessait d’espérer
Malgré les coups assénés, depuis tant et tant d’années,
Mais, une fois de plus, il a été déchiré comme un vieux papier,
Je pensais, à tort, que l’on pouvait, moi aussi, m’aimer,
Aujourd’hui, comme le vieil orme du jardin, il est mort
Sans espoir de retour car emprisonné dans mon corps
Que je maintiens volontairement, à tout jamais, en état de mort,
Je ne veux plus que l’on me fasse croire que c’est possible encore,
Je ne veux plus de ces baisers menteurs, de ces mots qui sonnent faux,
De ces jours ensoleillés où l’astre de lumière monte bien trop haut,
Je ne veux plus de ces caresses de verre cassé sur ma peau,
Je veux que l’on me laisse reposer, en paix, en mon tombeau,
Dans le froid glacial de ma solitude et le sang acide de mes larmes
Léchant la peau et les os de mon corps de si peu femme,
Scellez cette stèle de mille flammes
Et inscrivez : « Ci-gît, personne ! »
Et qu’aucune cloche ne résonne.
Tiamaraa
http://tiamaraa.over-blog.com/
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