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Au son béni d'un violon dans la nuit
Je frémis de tout mon être en pamoison,
Quand se termine tard dans la nuit les moissons
S'étend à l'infini pour moi l'horizon.
Les grains s'engrangent toute la nuit
Avec des précautions infinies,
Et les jours du paysans sourient
Demain, se mangera le pain
Ce cadeau pour nous quotidien.
Au son béni d'un violon dans la nuit
Se suspend mes rêves d'inuit,
J'imagine la terre entière
Comme une forêt bénie des anciens
Les âmes ici prient dans l'air.
Ce territoire est terre sacrée,
A elle , les anciens se sont consacrés
Par un labeur continu qui s'insinue
Dans les veines par le travail taraudées.
La paille sur les champs laissée
Est d'or, l'empreinte restante du champ de blé,
Elle assurera le confort du bétail endormi
Au son béni d'un violon dans la nuit.
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