|

« J’ai perdu mon paradis d’amour »
Un serpent s’est glissé dans mon paradis,
Ondulant sournoisement, en ma belle vie,
À l’affut d’un élan d’amour comme proie,
Qu’il avalera juste pour être content de soi.
Quand il a mordra, pour assouvir son plaisir,
Peu lui importera, l’inévitable tragédie à venir.
Détruire les bels amours, seule est sa mission !
Qu’il s’est lui-même donné, sans bonne raison.
Après cette attaque contre mon paradis d’amour,
Mon cœur, empoisonné explosera en mille éclats.
Ne causant que ruines en ma Terre de troubadour
Alors de dépit, je couperai la tête de ce froid cobra.
Ainsi, découvrirais-je, avec horreur, que mon agissement
N’était pas d’autre nature, que celui de ce serpent maudit.
Hâtivement, la froidure me gagnera et glacera mon sang.
M’interdisant, en mon paradis d’amour perdu, toute poésie.
Je me meurs, ainsi, doucement, comme un feu sans bois,
Ne sachant pas si un jour une muse me prendra en pitié.
Je ne vis donc que dans l’espérance de revoir mes doigts
Entourer une plume, pour écrire ce poème et, ma tristesse, chasser.
Johan (JR.).
|