|
Poupée de Lierres, posée hors de la lumière,
A un cœur en feuilles de tabac sèches.
Elle écrit à l'encre noir sur papier de verre
Pour dénouer ses sentiments revêches.
Poupée de Lierre, abysse de nœuds sans fond,
Noie ses larmes dans des fleuves de métal.
En chantant et en augmentant le son,
Elle fait taire les voix qui lui font mal.
Poupée de Lierres, Poupée poussière, Poupée amère
S'est cousu un sourire de fils noirs,
Si ressemblant aux vrais qu'on ne peut qu'y croire.
Ultime tercet, ultimes vers pour Poupée de Lierres,
Pour une Poupée nouée de ronces noires.
En espérant qu'elle ne pleure plus le soir.
|