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« Il s’en va »
En cette matinée de brume dorée,
Une exquise sérénité s’est diffusée.
Elle s’est installée là pour indiquer,
Qu’à tous petits pas, l’été s’enfuyait.
Déjà, sans bruit, l’automne chemine,
Lentement sur le sentier de son heure,
Rendant, le jour plus tardif à mâtine,
Et la nuit plus hâtive à faire demeure.
La lumière rasante allonge les ombres,
Colorant les feuillages un certain sombre,
Qui aide à surprendre les taches pâles,
Prémices d’une future mutation de hâle.
Les senteurs se font plus alambiquées.
Et déjà les oiseaux ont un chant fatigué,
Car ils voient se faner les beautés d’été,
Et de monotonies, l’azur du ciel se rider.
Ainsi, avec ses matins frais et ses soirs courts,
L’été met peu à peu une fin à ses longs jours,
Limitant les baignades insouciantes dans la rivière,
D’où les cris des enfants s’envolaient au-dessus des bruyères.
Johan (JR.).
Tableau de Claude Carvin : « l’été s’en va » 2012.
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