Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Décès

le jeudi 20 septembre 2018, à 10:32. Posté par Luc


    Depuis quelques jours on la sentait.
    D’ailleurs, personne ne le démentait.

    Elle était là, la morsure de la froidure.
    Le cycle du calendrier, rien n’y faisait.
    La chute des feuilles annonçait
    Déjà la raideur noire des ramures.

    Au printemps, déjà, on le savait pourtant :
    Il s’en ira pour l’été, qui laissera à son tour la place
    A l’automne, prélude de l’hiver qui tel un rapace
    Fond sur tout ce qui bouge et laisse tout de glace.
    On veut toujours croire qu’on a bien le temps !

    Les jours splendides qui se sont étirés sans fin
    Se sont laissés rattrapé, las, par la nuit si noire
    Que la lune parait un luminaire bien dérisoire.
    Mais, quelque soit la saison, l’homme a faim.

    Et l’homme a soif et la femme est froide
    Surtout quand la main se retire, roide.

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet