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Carnet de voyage (4)
« Sous les amandiers andalous »
J’aime ces chemins ventés et poussiéreux,
Qui grimpent entre les noueux amandiers.
Je les emprunte, le matin pour m’y balader,
Afin d’y humer, dans l’air, les arômes mielleux.
Lorsque le jour aime encore dorloter la nuit,
Le flâneur que je suis, jette loin ses ennuis,
Et écarquille ses yeux sur le bleuté des éclats,
Qui enveloppent les hautes collines des Alpujarras.
Des chants joyeux viennent charmer mes oreilles.
Ce sont ceux des cueilleurs et des ramasseurs
Qui, en ces matins, profitent de la fraicheur,
Pour récolter les amandes est ainsi, adoucir leur labeur.
Je serais, à coup sur, salué et invité par l’un d’eux
A me désaltérer d’un petit verre de « Fino »
Qu’il faut boire entre deux rasades d’eau
Pour apprécier son goût spécifique de noix.
Quant le soleil sera haut, dans le ciel doré,
Je rentrerais alors en recherchant l’ombre,
En rêvant de la fraicheur d’une pièce sombre
Où je pourrais partir dans mes rêves sucrés.
Johan (JR.).
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