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On veut croire à l’Espérance
Réincarnation de l’âme
Résurrection de la chair
Recommencement sans fin
On ne peux pas croire à cet arrachement
Celle qui était là hier dans la lumière de son être
Transformée en lambeaux de chair fondus dans la nuit
Le coeur, même éprouvé déjà de tant de blessures,
Ne peux accepter cette dévastation absolue.
Ni le bois du cercueil ou l’argile du vase,
Ni même la lourde pierre du tombeau
Ne pourront étouffer le cri du désespoir
Ne pourront contenir les flots de larmes.
Tout cela est trop fragile, trop vain.
Alors reste l’espoir d’une espérance.
Petite lumière vacillante au moindre souffle,
Plus fragile encore que l’étoile perdue dans le ciel,
Pour tenter d’y croire encore, un peu, suffisamment
Pour pouvoir continuer à labourer cette terre.
Les jours pèsent comme des siècles
Tout geste est mémorial
Ne reste que l’eau et les larmes
Tout s’écoule sauf le temps, immobile.
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