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Il n’est bientôt plus là,
Avec son soleil brûlant sur nos toits.
Ses jours interminables
Et ses fêtes notables.
Il a baigné nos corps de lumière,
Qui eux, ont usé avec délice de la bière.
Ô saison, symbole de l’or,
Ta richesse à foison s’étiole, s’endort.
Tenues légères, baignades improvisées
Feront bientôt parties du passé.
Nous t’avions tant attendu,
Qu’as te quitter, nous pourrions être déçus.
Mais qu’importe nos regrets.
Nous t’avons aimé : été.
Saison portée aux nues,
Par tant et tant d’inconnus.
Et moi dans tout ça ?
Tu me laisses un goût amer.
De joies et plaisirs devenus éphémères.
Triste de nous séparer et de me laisser las.
Comme les chiens, à cette période : abandonné,
Au bord de la route où nos chemins se sont croisés.
Drôle de destin où j'ai vécu, espéré
Un amour mort d’avoir vu l’été.
Avec amertume, tristesse, mais sans rancœur.
A son zénith, été, tu as glacé mon cœur.
Malgré la peine et les tourments,
Même sans toi, je reste vivant.
Je chérirai l’automne et ses couleurs.
Avec l’hiver, je rêverai de ta chaleur.
Au printemps, régénéré, je revivrai
En sachant qu’à sa suite, tu seras là : été.
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