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La belle au bois dormant
La belle au bois dormant ne s’est pas réveillée
Car son prince charmant n’en a rien à cirer,
La belle attend toujours, couchée dans son cercueil,
Pour le voir arriver, elle dort que d’un œil.
Pendant que le galant s’en va trousser les filles,
La pauvre dans son coin en patientant roupille,
Ce parfait saligaud se fait tirer…l’oreille
Pour sortir la princesse de son profond sommeil.
Faut dire que la belle n’est plus appétissante,
De rester allongée, en dessous, ça fermente,
Le temps qui est passé a causé des ravages,
Je vous dit pas l’odeur que tout son corps dégage.
Le galant avant tout est un p(r)ince sans rire
Qui en pince surtout pour celles qui l’attirent,
Ah ! le fieffé cochon, il s’en donne à cœur joie
En faisant autre chose que de l’amour courtois.
Si, pour la bagatelle, ce chevalier est preux
Il laisse sa compagne toute seule dans un pieu,
Car il a un penchant qui le fait chavirer
Vers d’autres ports d’attache où il s’est embarqué.
Non, il ne monte pas seulement son cheval,
Toujours à la quéquette de faire un nouveau Graal,
Il part à l’aventure chercher d’autres mousmés
Pour faire en Terre Sainte pas mal de mots Croisés!
Voilà plus de cent ans que la belle s’embête
Et pour passer le temps, ell’ pique des ronflettes,
Pendant que le charmeur ne fait que découcher,
La belle dans son coin continue de pioncer.
C’est pas dans l’bois dormant que ce prince là trône,
Il a plutôt sa cour dans le Bois de Boulogne,
Il ne recherche pas que de prudes princesses……
Ce conte à la con n’est qu’une histoire de fesses !
Claude écrit dans la soirée du 23 Septembre 2018
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