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« Confidente »
Madame,
Qu’allez-vous donc faire de cette nuit sans étoile,
Où la lune, se dissimule derrière un léger voile,
Pour ne pas, de votre marri, être la compagne,
Et s’affranchir ainsi, d’ouïr encore vos jérémiades.
Pourtant, n’est-elle pas votre belle confidente ?
Celle à qui vous baillez vos ardues tristesses,
Bien plus que lui conter vos claires allégresses.
Peut-être est-elle lasse, vos plaintes, d’entendre ?
La lune, madame, assurément, possède un cœur,
Que vous chargez en démesure de trop de peines.
Ne voyez-vous pas sa face fondre comme beurre,
Sous le feu de vos maux allumés par vos haines.
Elle est trop affable pour vous, laisser en chagrin !
Elle se contente, derrière ce pâle voile, de s’estomper
Pour se protéger un peu de vos continuels embruns.
Malgré tout, soyez sûr, qu’elle vous aime en secret.
Car, madame, sachez que la lune tire la beauté de sa pâleur,
De l’écoute, bienveillante, des histoires de nos malheurs.
Cela à commencé par l’ouverture de sa boîte, par Pendore,
Et cela est ainsi, depuis la nuit des temps, et le sera encore !
Johan (JR.).
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